SNUDI-FO 02

Rythmes scolaires : des témoignages

jeudi 7 novembre 2013

Lors des derniers stages et tournées d’école, voici le constat alarmant fait par les collègues qui enseignent dans des écoles qui sont passées aux 4 jours ½.

Élèves

  • La fatigue des élèves est un point qui revient régulièrement. Les journées ne s’allègent pas. Les élèves sont intenables le vendredi. Les maternelles dorment beaucoup plus longtemps.
  • Certains élèves de maternelle rentrent chez eux le mercredi à 13h15 sans avoir mangé car ils prennent le bus du collège.
  • Les élèves de maternelle sont perturbés : les adultes référents sont tantôt ATSEM, tantôt animateurs, il y a confusion des rôles, perte des repères.
  • Des élèves de CM2 partent se promener en ville ou chez une copine au lieu de fréquenter les TAP.
  • Des élèves restent seuls devant l’école, personne n’est là pour les prendre en charge, oubli des animateurs, des parents : grande source d’inquiétude.

Familles

  • La confusion entre le scolaire et le périscolaire pour les familles, elles ne savent plus à qui s’adresser. Elles expriment souvent leur mécontentement aux enseignants, rejettent la faute sur ces derniers qui étaient pourtant contre la mise en place des nouveaux rythmes. Dès qu’il y a u problème, les familles viennent voir les enseignants, des agressions sont observées.
  • Il y a des frictions entre les familles et les Mairies.
  • Problèmes liés aux horaires décalés entre les écoles d’une même commune, entre les maternelles et les élémentaires.
  • Les parents n’ont pas eu connaissance des activités proposées, il n’y avait pas de liste.
  • Différents dossiers de renseignements sont donnés pour les TAP, pour le périscolaire. Les enseignants doivent se charger de les transmettre aux familles qui se perdent dans les nombreux documents.
  • Les parents n’ont pas le choix, ils ne peuvent pas venir chercher leurs enfants à 15h30, les TAP sont subies.

Communes

  • Les relations entre les municipalités et les écoles se dégradent, sont très tendues.
  • Marche arrière pour certaines communes ou volonté de revenir à un rythme de 4 jours pour d’autres communes pour l’an prochain suite aux difficultés rencontrées.
  • La subvention promise n’a toujours pas été versée.

Animateurs, Bénévoles

  • Le taux d’encadrement n’est pas assuré correctement, le personnel souvent non formé est dépassé par le nombre d’élèves à prendre en charge.
  • Le retard de certains animateurs entraine une désorganisation à la sortie de l’école. Certains enseignants sont amenés à prendre en charge les élèves perdus ou oubliés en dehors de leur temps de travail, cela entraine des problèmes de responsabilité, que se passera t-il en cas d’incident …
  • Les employés de Mairie signent des documents pour être polyvalents. Un Maire est obligé de prendre en charge les 100 élèves de l’école le premier jour des TAP car les animations ne sont pas mises en place…
  • Il manque des intervenants. La secrétaire d’une Mairie surveille les 27 enfants d’une école.
  • Pour certains ateliers, un bénévole prend en charge 6 élèves et les autres inscrits aux TAP jouent dans la cour ... tous n’ont pas les mêmes droits.
  • La Mairie propose de rémunérer les enseignants qui encadrent les TAP à un taux fortement superieur à celui des animateurs recrutés pour les TAP....
  • Dès la sortie de l’école, différents publics entrent dans les locaux, qui est qui ?, problème de sécurité , où en est le plan virgie pirate ??

TAP

  • Les TAP se sont mis en place contre la volonté des enseignants.
  • Les TAP sont placés le matin, le midi ou le soir en fonction des écoles ou des journées , il n’y a pas de repères pourtant si importants pour le développement des enfants.
  • Il n’y a pas de coupure entre les TAP et l’école, les élèves ont du mal à passer de l’un à l’autre, perte de temps liée à l’adaptation nécessaire.
  • Les activités proposées ne sont pas à la hauteur des attentes : les activités manuelles sont prédominantes, les jeux de cour très fréquents ce qui va poser problème avec l’arrivée des mauvais jours.
  • Il n’y a pas de liste d’activités, ni de listes d’élèves inscrits aux activités.
  • Le partage des mêmes locaux pose problème partout où il est mis en place : l’installation des TAP est prise sur le temps scolaire (on demande aux enseignants d’installer les ateliers), les salles de classe ne sont pas rangées après les TAP, l’enseignant doit le faire avant de préparer sa classe... Le matériel de la classe disparaît, dans la BCD, il manque des livres.
  • La salle de motricité est réservée pour les TAP et l’installation du matériel, les après-midis donc on interdit son accès et son utilisation aux classes les après-midis !!!
  • Des accidents sont à déplorer : le personnel n’a pas de fiche de renseignements, ni de téléphone pour appeler les familles lors des accidents de ce fait un élève blessé lors des TAP n’a pu être pris en charge et conduit à l’hôpital qu’à l’arrivée de sa maman : bilan, un bras cassé !
  • Le problème des contenus des TAP est évoqué : à dominante pédagogique, les animateurs font du scolaire, le programme !!
  • On demande aux enseignants de s’adapter en fonction des contenus des TAP : ne pas faire EPS en fin d’après-midi si le TAP de fin de journée est à dominante sportive ...

...


Accueil | Contact | Plan du site | | Suivre la vie du site RSS 2.0

Site réalisé avec SPIP